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mercredi 3 juillet 2013

Comprendre l’homosexualité (III) : puritanisme et névrose


Naît-on homo ? Devient-on homo ?
   Pourquoi ? Quand ? Comment ?
  Quelles sont les causes 
  expliquant l'homosexualité ?
   L’idéologie gay affirme qu’on naît homosexuel. L’homosexualité serait une réalité naturelle, quasi génétique (c’est le mythe du « gène gay »).

  En réalité, il existe peut-être des caractéristiques génétiques et physiques qui favorisent l’homosexualité, mais sans l’imposer (comme une grande taille favorise le fait de devenir joueur de basket, mais sans l’imposer).

   Ce qui cause vraiment l’homosexualité est plutôt d’ordre affectif, psychologique ou moral.

   Le premier volet de cette enquête a montré que l’homosexualité est souvent la conséquence d’une blessure affective dans les rapports avec le parent de même sexe. Le garçon a manqué d’affection paternelle, et il continue à chercher cette affection à l’âge où il devrait, normalement, se tourner vers le sexe opposé, pour transmettre la vie à son tour. Son instinct sexuel est ainsi dévié par une blessure affective.

   L’homosexualité est diverse. Elle ne peut être expliquée par une seule cause. Le deuxième volet de l’enquête a pointé toute une série de dysfonctionnements familiaux qui peuvent désorienter la sexualité d’un enfant, surtout quand ils s’additionnent. Le rapport avec le père est essentiel, mais aussi le rapport avec les pairs : un garçon moins doué pour le sport (par exemple à cause d’une mauvaise coordination œil-main), s’il est relégué, injurié, voire maltraité par ses camarades, peut développer un complexe d’infériorité qui l’empêchera de réaliser psychologiquement son identification masculine.
A l'origine de l' homosexualité : un réflexe conditionné (comme chez le "chien de Pavlov")
Les expériences de Ivan Pavlov (1849-1936)
   aident à comprendre la nature de l'homosexualité :
  un conditionnement de l'instinct sexuel,
 dû à des circonstances souvent fortuites.

   Dans ce troisième volet, la parole est au docteur Arnold Stocker, qui aborde encore la question sous un autre angle : celui de la névrose et de l’éducation puritaine.

   Pour le docteur Stocker, l'homosexualité est un conditionnement de l'instinct sexuel : une sorte de réflexe conditionné, du même genre que celui du chien de Pavlov. A cause de circonstances fortuites, qui peuvent être d'ordres divers, il y a eu association de l'instinct sexuel avec telle ou telle pratique.  Ensuite, chaque passage à l'acte renforce le conditionnement. Et comme, ce conditionnement remonte souvent à la première manifestation de l'instinct sexuel (le moment où cet instinct s'est "individué", c'est-à-dire où il a commencé à exister de façon concrète et individuelle), il donne souvent l'impression d'être naturel, inné, irrépressible.

   La parole est au docteur Arnold Stocker :

   Pour quelle raison ou, plus exactement, par suite de quelles circonstances l'identité sexuelle a-t-elle été mise en question, jusqu'à faire dévier le comportement sexuel proprement dit et parfois même le comportement général d'un sujet ?

   Le trouble de l'identité en question dépend de la manière dont tout ce qui touche à la question du sexe d'un individu a été traité, soit par le sujet lui-même, au cours de ses tâtonnements sur le chemin de la découverte du « mystère de la vie » ; soit par les adultes (parents, éducateurs, séducteurs, etc.) qui ont eu une influence sur l'enfant.

   Cet enfant est appelé à devenir un adulte, une personne ; mais à l'époque où il n'est encore qu'en voie de le devenir,. ce sont des adultes qui lui servent de « tuteurs » (au sens d'appuis et de guides) pour protéger sa formation. […]. C'est dire que le comportement du futur adulte dépend de la manière dont le passage à l'existence des exigences de l'essence a été favorisé ou contrecarré par l'éducation.

   Ce n'est pas l'instinct sexuel lui-même qui est coupable des égarements dont il est question ici. Bien sûr, comme toute activité instinctive, il a une finalité, et il « cherche » son objet adéquat. Mais chez l'homme cette recherche n'est plus aussi solidement orienté, du fait que toutes sortes de limitations, sinon contraintes, interviennent ici. Cela n'empêche pas l'instinct de rester amoral en soi. Et alors, quand les directives données ne tiennent pas compte de son existence pour l’intégrer, dans la compréhension, à l'ensemble de la personne, l'instinct se cabre. Il pousse au plus urgent, c'est-à-dire à sa satisfaction, sans trop se soucier des conditions dans lesquelles elle peut être atteinte. De "clairvoyant", biologiquement bien adapté à son objet adéquat, l’instinct devient « aveugle » et se contente de n'importe quelle manière de « satisfaction » : pollution ou orgasmes nocturnes, satisfaction solitaire, prostitution, union libre, pédérastie, etc., tout est sur le même plan pour lui.

Homosexualité = réflexe conditionné (comme le chien de Pavlov) ?
La célèbre expérience du "chien de Pavlov" montre qu'un instinct
   (la salivation, par exemple) peut être artificiellement associé 
  à une circonstance qui n'a normalement rien à voir (ex : son d'une cloche).
 Selon le Dr Stocker, l'homosexualité s'explique par un conditionnement
   du même genre (au moment où l'instinct sexuel s'éveille)
  conditionnement ensuite renforcé lors de chaque passage à l'acte.
   L’individuation peut ainsi se produire d'une manière aberrante, car il y a une individuation des instincts. Celle-ci se manifeste dans la tendance de tout instinct à persévérer dans 1a manière dont il s'est réalisé concrètement pour la première fois. La fameuse « fidélité » de l'hirondelle, par exemple, qui fait chaque année son nid au même endroit, est un phénomène de l'individuation de son instinct de nidification. Celui-ci se réalise régulièrement au même endroit, et il faut des circonstances contrariantes, venant du dehors (destruction systématique et répétée du nid, etc.) pour qu'un changement se produise. […]

   Dans le domaine qui nous préoccupe ici, chez l'homme, la tendance à la rechute et la ténacité de cette tendance, chez le solitaire par exemple, tient au fait que son instinct sexuel s’est manifesté, pour la première fois, dans les conditions qui caractérisent cette aberration. De même, un jeune homme qui s'est égaré dans des pratiques homosexuelles, lors de la première manifestation de son instinct dans l'individuation, aura tendance à persévérer, lui aussi, dans la voie ainsi « ouverte ». Vu l'émotion concomitante, ce qui est à peu près régulier dans ces circonstances, un réflexe conditionné s'établit : « tremblante » désormais, l'individuation aberrante se reproduira par surcroît dans l'angoisse ou du moins dans l'inquiétude.

   Pour ce qui est du solitaire, son aberration doit être considérée comme provenant de ses tâtonnements à la recherche de la satisfaction de sa poussée instinctive : la première manière rencontrée qui lui donne une réponse à ce qu'il cherchait, il l'adopte. Mais à côté de ces égarements,  pour ainsi dire simples, il y a tout un monde de désaxements qui conduisent sur des fausses pistes : dans la plupart de ces cas, les carences de l'éducation se font nettement sentir. Ici la situation s'avère bien plus compliquée, du fait que de nombreux facteurs psychologiques supérieurs, mais renversés par l'aberration, entrent en jeu : une sorte de morale à rebours vient troubler l’ordre et la paix.
Puritanisme : un rejeton du calvinisme (et une forme d'angélisme)
Le puritanisme peut aller
   jusqu'à condamner tout usage de l'alcool :
  « Des lèvres qui ont touché à l'alcool
  ne toucheront jamais les nôtres ! »
   Le puritanisme est un refus du corps.
   Un exemple de ce genre est constitué par la situation d'un enfant « élevé » dans une ambiance de puritanisme et de pudibonderie. Au lieu d'apprendre à connaître, à accepter et respecter tout ce qui fait partie de la nature humaine, y compris les « réactions de la chair », cet enfant adoptera une attitude hostile vis-à-vis de la chair : il finira par avoir « horreur de son corps ». Ce corps existe cependant, réellement et objectivement : l'attitude hostile à son égard n'est pas faite pour faciliter son intégration dans l'ensemble de la personne. Celle-ci ne saurait réussir, évidemment, qu'en suivant la voie de la « domestication » amicale. On parle bien du corps comme du « frère âne » : il a quelque chose de l’âne, certes ; mais c'est surtout un frère. Combien le naturalia non turpia des anciens était plus proche de la réalité humaine que l’« élévation morale » de l'éducation puritaine ! Celle-ci pousse à l’angélisme, position intenable, qui par « retour de flamme » fait sombrer l'être humain au-dessous de l'humain. Et l’horreur du corps l'aidera dans cette voie. Pour commencer, cette horreur se propagera du propre corps du sujet à celui des êtres avec lesquels on pourrait « pécher » ; il va de soi que c’est des êtres de sexe féminin qu'il s'agit quand le puritain est un homme ; du sexe masculin quand c'est une femme.

   L’éducation puritaine fabrique ainsi des réflexes conditionnés angoissants « en chaîne ». Mais, la puberté arrivant et le tempérament aidant, des conflits surgissent. Loin de pouvoir parler, dans les cas de ce genre, de la possibilité d’un freinage moral normal, compréhensif et capable d'aboutir à une continence raisonnable ou à un aiguillage adéquat, la résistance morale et son intervention apaisante sont ébranlées. La poussée instinctive demeure seule puissante : elle déborde et balaye, comme un raz-de-marée, tout appel à la modération et à l'orientation adéquate de l'instinct. Au surplus, sur ces entrefaites, l'être "pur" rêvé par les puritains... a vécu !

Qui veut faire l'ange fait la bête !
   Pas seulement en politique (affiche anti-gaulliste)
  mais aussi en éducation…
   Le réflexe conditionné qui pousse à abhorrer l'autre sexe ne perd pas pour autant son pouvoir inhibiteur ; mais il n'empêche pas, non plus, l'instinct sexuel de « jouer du mauvais côté » : du côté où l'éducation puritaine a oublié d'élever des barrières, c'est-à-dire du côté des êtres de même sexe. Certes, il y aura souvent la « soupape de sûreté » de la satisfaction solitaire ; mais comme l'activité sexuelle est instinctivement un « acte à deux », le sujet se sentira attiré vers un partenaire qui sera, je l'ai dit, un « homo ».

   L'inversion peut être due encore à d'autres facteurs qui poussent à l'aberration. Ainsi, dans le cas d'un garçon, par exemple, une « féminisation » psychique par l' « éducation » y mènera. Cela se produit notamment là où un sujet, bien que de sexe masculin, a été traité en « fillette » durant toute sa première enfance. Dans des cas de ce genre, la mère, qui désire ardemment avoir une fillette, est égarée par son désir : elle prend ce dernier pour la réalité, et traite systématiquement son enfant en conséquence. […]

   Sous l'influence de ce régime, l’enfant dont la personnalité est à peine en voie de formation se laisse et risque de s' « identifier » au désir de sa mère. […] Il ne peut plus devenir lui-même dans ces conditions ; et il ne deviendra pas non plus une « vraie fille », mais... un pauvre monstre ! En effet, il ne peut devenir qu'une misérable copie, ratée, du « modèle » qu'une lubie de sa mère a fait miroiter devant lui. Certes, il arrive qu'un enfant ainsi traité manifeste, de temps à autre, des velléités d'identité à soi (bien entendu au niveau qui convient à son âge) : il essaye alors de s'opposer à l'altération qui lui est imposée […]. Hélas ! ce ne sont là que révoltes sans lendemain, rapidement étouffées. Comme l'enfant ne saurait se suffire à lui-même, à la perspective de vivre sans l'appui de ceux qui l'entourent, et en premier de celui de sa mère, il est envahi de terreur : la terreur de ne pas être aimé. S'il ne se soumet pas à la « douce violence » […], s'il refuse d'être une fille, il risque de perdre l' « amour » de sa mère. « Maman aime une fille, et si je suis un garçon, se dit-il, maman ne m'aimera plus ! » Et la terreur le fige. Si c'était vrai, ce serait l'effondrement : « Un enfant ne peut plus vivre, se dit-il encore, si sa mère ne l’aime pas ! » Hélas ! l'amour de sa mère était un odieux « amour assassin », et l'effondrement s'est produit, mais dans l'inversion. Pour échapper à celui qu'il craignait, il se jettera, mains et pieds liés, et surtout tête baissée dans le pire. Il se « féminisera » de plus en plus. Adieu les velléités d'être soi-même. Il ne se redressera peut-être plus jamais, si l'on ne vient pas à son secours.

   Mais la féminisation ne peut toucher que la vie psychique et le comportement existentiel imposé par celle-ci ; la vie physique lui échappe. Sur le corps, sur la configuration somatique réfractaire à l'influence du « désir ardent » de la mère, la déformation souhaitée n'a pas eu de prise. Aussi, la sexualité se développe-t-elle selon le mode masculin sur ce plan. Le résultat n'est pas moins désastreux : ayant acquis une « âme féminine », l'adolescent, et plus tard l'homme, biologiquement talonné par son instinct sexuel, se « rabattra » sur les hommes ; il se tournera de leur côté pour chercher auprès d'eux l'assouvissement de ses appétits. Le plus souvent, cela ne se passe pas sans angoisse, ni souffrance, ce qui en réalité fait de l'inverti un névrosé.

   D'autres modalités d’action peuvent encore conduire à l'inversion. Celle-ci, que je viens d’assimiler à la névrose, est, comme cette dernière, une maladie de la personne ; ce n'est pas une maladie au sens médical du terme, mais une situation. Aussi pourrai-je multiplier les exemples, qui sont, hélas, très fréquents aujourd'hui ; je me limiterai cependant ici à l’exemple-type que j'ai présenté ci-dessus, pour ne pas allonger mon exposé. Il reste que dans tous les cas on retrouve des éléments du même genre, dont l'influence aboutit à la falsification de l'identité du sujet. Ce dernier, au lieu d'être respecté et traité en être humain authentique, est tantôt laissé, sans conseil et sans soutien, à chercher lui-même son chemin dans la   forêt obscure » de la vie ; tantôt plus ou moins angélisé c'est-à-dire élevé dans une atmosphère hostile à la « chair ». Les « éducateurs » coupables de pareilles attitudes oublient tout d'abord que l'être humain est incarné, et ensuite qu'un enfant est un tel être en voie de formation : ni simple bête, dépourvue des paliers de la connaissance et de 1'amour (mais guidée sûrement par les instincts de son unique palier) ; ni ange – surtout bon ange – à l'abri des tribulations d’un être individué, chez qui l’essence ne se réalise pas sans risques d'égarement dans l'existence. Mal mené et mal guidé, un être humain est à la merci de toutes les aberrations possibles, qui le mènent parfois jusque sur la route de Sodome. C’est un chemin où règne un climat qui n'a plus rien d'humain, ni d’animal ou d'angélique pur : le climat des marécages du mauvais Ange, la Bête apocalyptique, ennemie de la nature humaine.

   Quelle que soit l'histoire particulière de l'inversion fabriquée par l'incompréhension des adultes, un enfant qui vit dans ces conditions se sent mal à 1'aise ;  et l’adulte qu’il sera plus tard entrera dans la vie lesté de tous les éléments d’une névrose.

   Or, comme je l’ai déjà dit, celle-ci ne laisse pas de s’accompagner d’un malaise, d’une souffrance dont le sujet n’arrive pas à se débarrasser.

Extraits de : Docteur A. Stocker, 
De l’angoisse à la sérénité, Névrose, perversion et santé de l’âme humaine
Nouvelles Éditions Latines, (Paris, 1960), pp. 115-121.

Épisodes précédents : 


NB : Comme on peut voir, ces pistes ne se contredisent pas, mais s'additionnent.

8 commentaires:

  1. Non è assolutamente vero che l'emozione (orientamento) sessuale non può cambiare.

    Il n'est absolument pas vrai que l'émotion sexuelle (orientation) ne peut pas changer.

    Neuroscience, psychologie expérimentale, et d'autres sciences psychologiques ont amplement démontré que la sexualité est inconscient émotion et l'excitation de l'effet somatique de cette émotion http://www.imbasciati.it/home.aspx?codice=0000000103

    Il est dit homosexuelles qui se sentent émotion romantique pour les personnes du même sexe et l'on dit même ceux qui se sentent une émotion sexuelle pour personnes du même sexe. Existe 2 types d'émotions différentes. Certaines personnes sont divisées en ces deux émotions mais à tort viennent défini aussi homosexuel . Les thérapies sont utilisées pour aligner ces deux émotions divisées dans la direction souhaitée.
    Les émotions sexuelle ou romantique peuvent également changer dans la vie, sous la pression d'autres émotions comme cette histoire: http://forum.psychologies.com/psychologiescom/homosexualite/amoureux-change-femme-sujet_491_1.htm
    Ils ont changé d'orientation sexuelle http://www.psychologies.com/Couple/Sexualite/Desir/Articles-et-Dossiers/Ils-ont-change-d-orientation-sexuelle/4

    Ce que vous avez dit est parfaitement vrai, je fais partie d'un groupe de soutien pour les personnes qui ont changé leur orientation sexuelle ou desirent le changer en Italie

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  2. Texte intéressant, dommage que vous le présentiez comme une "explication générale" de l'homosexualité présentée comme une "inversion", alors qu'il ne s'agit certainement autant d'explications que de formes d'homosexualité...

    Quoi de commun en effet entre un homosexuel de type "pédéraste", qui aura toute sa vie des compagnons de 18-30 ans, et un monsieur qui cherchera une sorte d'"âme sœur" de son âge. Entre un militaire viril et un fleuriste, un modiste ou un coiffeur efféminé ?

    Personnellement, je crois, m'appuyant sur mon expérience, qu'il y a au moins deux types d'homosexuels : ceux qui aiment les hommes parce qu'ils sont efféminés, et qui aiment les hommes comme les femmes les aiment, et ceux qui aiment les hommes parce que les femmes ne font pas partie de leur univers...

    Je crains que votre texte ne soit encore une manifestation de cette manie que vous dénoncez pourtant, consistant à "justifier" l’homosexualité en "victimisant" les homos. Si les homos ne sont pas des tordus ou des pervers, mais des victimes d'une "blessure affective", ça serait censé "présenter mieux" !

    Personnellement, je ne crois pas avoir subi de traumatisme affectif dans mon enfance, je ne me sens pas le moins du monde "inverti", je me sens tout à fait homme. J'ai eu des rapports sexuels avec des femmes, dont le corps ne me fait pas le moins du monde "horreur", mais qui portent un univers mental qui m'est étranger et qui ne m'intéresse pas.

    Si votre texte apporte certainement des éléments de réflexion intéressants, je crains que vous ne l'utilisiez pour faire de votre cas une généralité... Le "malaise", la "souffrance dont le sujet n’arrive pas à se débarrasser" est une vieille lanterne, très souvent entendue chez les catholiques, qui veulent voir dans les homosexuels des "êtres en souffrance" qui seraient heureux de pouvoir réorienter leur sexualité.

    Conclusion : si vous souffrez, cher ami, prenez des dispositions adéquates, mais n'hésitez pas à foutre la paix à tous les homosexuels qui NE SOUFFRENT PAS, NE SE SENTENT PAS VICTIMES (ni de la prétendue homophobie qui sert de fond de commerce au lobby LGBT, ni de leurs propres "traumatismes affectifs") et ne souhaiteraient pas se réorienter, même si cela devait être possible.

    Mike
    lereseauarkadia@hotmail.fr

    P.S. Je souligne néanmoins l'intérêt de l'évocation de Pavlov, très utile pour comprendre les associations à l'origine de certaines perversions sexuelles (association du plaisir sexuel à la honte dans l'adolescence, notamment, qui amène souvent l'adulte à rechercher des pratiques glauques, indignes et humiliantes, comme sources de plaisir). Je ne compte plus le nombre de tordus qui ont postulé à rejoindre notre réseau en nous présentant ce genre de symptômes ...

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    1. Commentaire intéressant.
      Dommage que vous ayez vu dans ce texte une "explication générale" de l'homosexualité, alors que l'introduction disait, au contraire, que « l’homosexualité est diverse. Elle ne peut être expliquée par une seule cause ».

      Comme ma petite expérience me prouve qu'il faut souvent répéter pour être compris, je redis : « L’homosexualité est diverse. Elle ne peut être expliquée par une seule cause ».

      Une troisième fois peut-être ? « L’homosexualité est diverse. Elle ne peut être expliquée par une seule cause ».

      Conclusion : si vous êtes sourd, cher ami, prenez des dispositions adéquates, mais n'hésitez pas à foutre la paix à tous ceux qui veulent pouvoir réfléchir librement et paisiblement sur la question de l'homosexualité, et pour cela, donner successivement la parole aux uns et aux autres (ce texte représente le 3e volet d'une série qui n'est pas forcément terminée et qui a déjà présenté plusieurs avis différents…) sans être soupçonnés d'avoir des intentions tordues.

      PS. Pardonnez le ton un peu agressif de cette réponse, qui n'est, vous l'avez remarqué, qu'un pastiche de votre intervention. Je suis ravi que vous ayez remarqué l'intérêt de l'évocation de Pavlov, qui était précisément le point essentiel de ce texte – celui pour lequel il a été publié ici.

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  3. Plusieurs causes, certes... mais qui aboutissent toujours à une même appréciation de l'homosexualité, qui est une sexualité "désorientée" (sic... vous évoquez "une série de dysfonctionnements familiaux qui peuvent désorienter la sexualité d’un enfant, surtout quand ils s’additionnent (...)") ou la cicatrice d'une blessure d'enfance (lol)... ou un "trouble de l'identification masculine." (re-sic re-lol)

    Bref, l'homosexuel est un déviant, un malade auquel il faut pardonner, parce que ce n'est pas de sa faute. Et non simplement l'une des manifestations de la diversité du vivant, qui n'a pas à s'excuser d'exister, mais doit trouver naturellement sa place dans une conception organique de la société.

    D'ailleurs, le principe même de l'étude suffit à témoigner du fait que vous considérez l'homosexualité comme une sorte de "maladie", ou de "handicap" dont il faudrait se justifier en l'expliquant et non un trait de la personnalité comme un autre... Prend-on la peine de rédiger tant de lignes pour essayer d'expliquer pourquoi on aime le foot, le vélo ou la pêche à la ligne ?

    Bien sûr, il n'est certes pas interdit de penser ainsi.

    Encore faut-il que vos lecteurs aient conscience que l'on peut tout à fait s'opposer, en tant qu'homosexuel, au lobby "gay", sans pour autant sympathiser avec votre forme de réflexion, qui relève pour moi de la déploration et de l'"excuse" ("C'est pas de ma faute si je suis pédé, pardon maman !"). Et rappelle aussi furieusement les thèses des "ex-gay" américains... qui ont apparemment, à la lecture de certains commentaires, essaimé en Italie.

    Mon intervention (que vous avez tort, à mon sens, de voir comme "agressive") n'avait pas d'autre objet que ce rappel !

    Cordialement.

    Mike
    lereseauarkadia@hotmail.fr

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    1. @ Mike

      Votre message me rappelle un passage de Volkoff sur la dialectique communiste. Parmi les conseils donnés aux militants communistes pour débattre efficacement, il y a notamment ces deux-ci :

      1) Quand un argument gêne, éviter d'y répondre directement, mais faire dévier le débat en mettant en cause l'INTENTION de celui qui parle.

      2) Ou bien employer l'amalgame : "vous parlez COMME untel (Hitler, le plus souvent)".

      Évidemment, je ne vous accuse pas de procéder consciemment de la même manière, mais il me semble que, pour mener un débat vraiment rationnel, vous devriez vous limiter au sujet abordé (les causes de l'homosexualité), sans mettre en cause mes intentions ("manie de justifier l'homosexualité" ou bien "vouloir faire de mon cas une généralité" ou bien améliorer mes relations avec ma mère, ou que sais-je encore). Mes intentions sont ce qu'elles sont et elles ne changent rien à la vérité ou à la fausseté des textes que je cite. Il est donc parfaitement inutile de spéculer à leur égard pour apprécier lesdits textes.

      De même, il est possible que lesdits textes "rappellent furieusement les thèses des ex-gays américains", mais vu que ni leur état d'ex-gay ni celui d'américain ne les condamne à ne dire que des erreurs, je ne pense pas que cette appréciation suffise à les réfuter.

      Pour vous l'homosexualité est parfaitement "naturelle". Une simple question de goût, ou de choix. Il me semble, à moi, qu'elle correspond à une aberration biologique et je ne vois pas trop comment le nier. Parant, elle pose certaines questions qu'on ne peut éluder d'un revers de main.

      Mais même si l'homosexualité est aussi naturelle que vous le dites, ça n'empêche pas de réfléchir sur ses CAUSES (car toute réalité naturelle a une cause).

      De ces causes, je ne prétends pas avoir donné une liste exhaustive (car cette enquête en est vraiment une, progressive, qui ne sait pas d'avance où elle aboutira). Mais je ne vois pas ce qui vous permet de nier que, DANS CERTAINS CAS, l'homosexualité soit causée par des blessures affectives, une pudibonderie excessive, des réflexes conditionnés, etc. En tout cas, pour réfuter ces affirmations (qui ne viennent pas de moi, mais de spécialistes ayant été en relation avec de nombreux homos), il faudrait des arguments un peu plus forts qu'un "lol" ou un "re-lol".

      Cela dit, si vous voulez apporter votre témoignage (ou d'autres témoignages) pour montrer que, dans certains cas, il n'en est pas du tout ainsi, la porte vous est ouverte. (Si j'ai bien compris, dans votre cas l'homosexualité est un choix volontaire et non, comme chez beaucoup, une donnée qui s'est imposée dès l'enfance ; est-ce bien cela ?)

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  4. je comprends cette blessure qui ressemble tellement à la mienne: DPDR dépersonnalisation déréalisation, causée par un choc affectif (un décès soudain)et qui rend antipathique vu ses symptômes (parler en meme temps que l'interlocuteur, donner l'impression qu'on n'écoute pas, et dans la crise aigue, incapacité à compter) en meme temps qu'elle permet de survivre car la mémoire devient comme un film muet, qui ne touche pas..le problème, c'est les enfants; les gay ne devraient pas chercher à combler leurs manques en s'en servant comme doudous; pour moi, étant stérile, j'ai toujours refusé d'en adopter

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  5. @ Mike :
    " si vous souffrez, cher ami, prenez des dispositions adéquates, mais n'hésitez pas à foutre la paix à tous les homosexuels qui NE SOUFFRENT PAS, NE SE SENTENT PAS VICTIMES (ni de la prétendue homophobie qui sert de fond de commerce au lobby LGBT, ni de leurs propres "traumatismes affectifs") et ne souhaiteraient pas se réorienter, même si cela devait être possible."

    Quel dommage que vous ayez mis dans la même phrase une allusion à la "prétendue homophobie qui sert de fond de commerce au lobby LGBT". Vous vous discréditez complètement en prouvant que vous faites partie de ce lobby.

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  6. Le message précédent est de moi mais j'ai oublié de le signer.

    Je reprends la formule de Mike : "si vous souffrez, cher ami, prenez des dispositions adéquates, mais n'hésitez pas à foutre la paix à tous les homosexuels qui NE SOUFFRENT PAS, NE SE SENTENT PAS VICTIMES (ni de la prétendue homophobie qui sert de fond de commerce au lobby LGBT, ni de leurs propres "traumatismes affectifs") et ne souhaiteraient pas se réorienter, même si cela devait être possible."

    Comme je le disais dans mon précédent message, le fait de nier que l'homophobie soit le fond de commerce du lobby LGBT est à mes yeux un avoeu involontaire qu'il en fait partie... ou au moins qu'il l'approuve.

    Mais en relisant son message, je réalise qu'il rejette la considération que l'auteur du blog porte pour les homos qui souffrent, tout en prenant bien soin de préciser qu'il n'en fait pas partie. Parce que lui, semble-t-il expliquer, a fait un vrai choix libre et volontaire de l'homosexualité. Un choix libre et volontaire de se désintéresser de la femme.

    Mais, en réalité, le simple fait de réagir dans ce blog suffit à démontrer que c'est faux. Et ne pas supporter qu'on puisse dire des homos que beaucoup d'entre eux le sont devenus malgré eux par des facteurs extérieurs est en soi un avoeu (inconscient) de souffrance (inconsciente aussi.

    Celui qui ne souffre vraiment pas n'est vraiment pas concerné, donc il n'est pas touché et n'a même pas l'idée de répondre à un avis qui parle de quelqu'un d'autre.

    Sophie Naumiak.

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