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mardi 18 juin 2013

Comprendre l'homosexualité (2) : le congrès de Washington

   Pour continuer l'enquête sur l'origine et la nature de l'homosexualité, voici la traduction française du compte-rendu d'un congrès tenu à Washington en juin 1997. (Merci à Michel qui m'envoie ce document.)
   
   J'entends déjà les deux critiques qu'on va y faire : d'abord, c'est vieux (plus de quinze ans !) ; ensuite, tout y est vu d'un point de vue catholique.

   Mais les gens intelligents savent prendre les informations intéressantes partout. Et il y a beaucoup à glaner dans cet article (dont je ne donne que des extraits, avec, à la fin, un lien vers l'original en anglais).

   Bonne lecture à tous !

Un congrès à Washington

    Il existe un réseau de personnes et de groupes qui cherchent à aider les personnes ayant des tendances homosexuelles – ainsi que leurs parents et amis –  à faire face à leur situation, à la comprendre, la contrôler ou la changer. Ils disent que des efforts correctement menés pour modifier la tendance homosexuelle – en particulier chez les adolescents – ont plus de chances de succès qu'on ne le croit communément. Ils proposent aussi des moyens pour prévenir le développement de l'homosexualité […].

   Beaucoup de ces personnes, dont d'anciens homosexuels, hommes et femmes, ont pris part à une importante conférence parrainée par l'American Public Philosophie Institute de Washington, DC, en juin 1997, qui a réussi (malgré des manifestations bruyantes à l'extérieur, et des accusations d'«homophobie») à avoir des discussions approfondies sur la question. Bien qu'aucun des intervenants invités ne défende la position des "droits des gays", les militants homosexuels se sont fait entendre dans les séances de questions et réponses. Le dialogue fut respectueux des deux côtés.
Fondateur du mouvement "Courage"
John F. Harvey (1918-2010)
un des pionniers
de l'aide aux homosexuels

   […] Plusieurs intervenants ont souligné la nécessité de respecter les homosexuels comme des personnes humaines, car ils ne peuvent pas être définis uniquement par leur comportement sexuel. « Votre blessure ne définit pas qui vous êtes » déclara l'ex-lesbienne Jane Boyer lors d'une conférence, en faisant écho à ce que le père John Harvey dit du chrétien ayant une tendance homosexuelle, dans son livre The Truth about Homosexuality

    « Cette orientation n'est en aucune manière la partie la plus importante de lui-même. Il est capable de transcender cette difficulté et mener une vie pleinement chrétienne. ».  

   Pourtant, des sentiments homosexuels sont une catastrophe pour beaucoup de ceux qui s'y abandonnent.

   Toute discussion sur l'amélioration, la modification ou la prévention d'une disposition homosexuelle doit commencer par une compréhension de ce que c'est. Il s'agit de l'attraction sexuelle principalement vers des personnes du même sexe que soi-même. Elle se manifeste par les fantasmes sexuels ou par des activités sexuelles qui persistent à l'âge adulte. (Homo vient de l'adjectif grec homos, qui signifie «même», et non du substantif latin homo, qui signifie «homme».) Cela ne signifie pas attraction envers tout le monde de son propre sexe, les homosexuels, comme les hétérosexuels, ont des coups de foudre ou des répulsions, et ils tombent amoureux de personnes particulières. 
  
   L'homosexualité masculine, cependant, implique souvent un extrême vagabondage sexuel, parfois des centaines de partenaires sexuels au cours d'une vie. Les pratiques homosexuelles masculines comprennent la masturbation mutuelle, le sexe oral, et les relations sexuelles anales. Cette dernière pratique, en particulier, conduit à un taux élevé de sida et d'autres maladies, comme l'hépatite, la gonorrhée, la syphilis, l'herpès, la shigellose, le traumatisme rectal aigu, l'incontinence rectale, et le cancer anal – un véritable catalogue d'horreurs.

Andrew M. Sullivan représente aux USA
l'aile modérée du mouvement gay.
Il prône un "mariage gay", …
… mais sans fidélité réciproque !
    L'épidémie de sida a incité de nombreux hommes homosexuels à réduire le nombre de leurs partenaires et parfois d'avoir un seul partenaire régulier dans une relation à long terme ou « mariage». (D'autres ont contracté de telles unions, bien avant la crise du sida.) Pourtant, beaucoup d'hommes engagés dans cette relation stable ont aussi des partenaires sexuels en dehors. Quand Andrew Sullivan a plaidé pour le «mariage gay» dans Virtually Normal, il ne parlait pas de la fidélité mutuelle et permanente. « La nécessité des relations extra-conjugales, écrit-il, a plus de chances d'être bien admise entre deux hommes qu'entre un homme et une femme, et (…) l'absence d'enfants donne aux couples homosexuels une plus grande liberté. »

   Les femmes homosexuelles (lesbiennes) ont tendance à être moins changeantes que les mâles. Elles sont plus susceptibles de contracter des relations stables et mutuellement fidèles, même si beaucoup ont une succession d'amantes pendant leur vie. Leurs pratiques sexuelles comprennent la masturbation mutuelle, le sexe oral, et parfois des rapports à l'aide d'un gode. Médicalement parlant, leurs pratiques sexuelles sont moins dangereux que celles des homosexuels masculins, en particulier quant au sida, mais les lesbiennes pratiquant le vagabondage risquent d'autres maladies sexuellement transmissibles.

   Il y a toujours eu et il y a encore des gens qui ont de tenaces attirances envers le même sexe, mais qui ne les mettent pas en pratique, pour des raisons religieuses, éthiques ou pratiques.  


    L'Église catholique soutient qu'une disposition homosexuelle, sans être un péché en soi, est un désordre objectif qui tend à conduire au péché grave. L'Église constate que beaucoup de gens ont des « tendances homosexuelles profondément enracinées » qui sont « pour la plupart d'entre eux une épreuve », pour reprendre le texte du Catéchisme de l'Eglise catholique (révisé en 1997). De la lecture de nombreux témoignages personnels, j'ajouterais que les tendances sont un supplice pour beaucoup. Dans sa Lettre aux évêques catholiques sur la pastorale des personnes homosexuelles, en 1986, le cardinal Joseph Ratzinger a soutenu l'enseignement traditionnel de l'Église sur l'immoralité de l'homosexualité avec des citations bibliques (Genèse 19: 1. -11; Lev 18,22 et 20,13 ; 1 Cor 1:18-32 Rm 6,9 ; et 1 Tim 1:10) et avec l'enseignement de l'Église sur le mariage.  

   « Choisir une personne du même sexe pour l'activité sexuelle – écrivait-il –, c'est d'annuler le riche symbolisme et la signification, pour ne pas mentionner les objectifs, de la conception sexuelle du Créateur. » Il ajoutait : « L'homosexualité n'est pas une union complémentaire, capable de transmettre la vie. Elle détourne la sexualité de cette forme de don de soi qui est, selon l'Évangile, l'essence même de la vie chrétienne. Cela ne signifie pas que les personnes homosexuelles ne sont pas souvent généreuses et donnant d'elles-mêmes, mais quand elles se livrent à des activités homosexuelles, elles confirment en elles une inclination sexuelle désordonnée qui est essentiellement narcissique. Je crois qu'il serait bon d'insister, aussi, sur la nature auto-destructive des pratiques homosexuelles et, chez les hommes, le risque élevé de donner un partenaire sexuel une maladie douloureuse et peut-être mortelle. Certes ce sont des questions morales sérieuses. »

D'où vient la tendance homosexuelle ?

   D'où vient la tendance homosexuelle ? Il y a profusion de théories, ayant chacune ses partisans. L'Eglise catholique n'a pas de position sur cette question ; le cardinal Ratzinger a dit à propos de l'édition révisée du Catéchisme de l'Église catholique : « Nous avons laissé ouverte la question de l'origine de la tendance homosexuelle : si elle est innée ou développée dans certaines circonstances.» Une lecture étendue de la littérature sur ce sujet m'amène à croire qu'il y a beaucoup de causes, qui se renforcent souvent l'une l'autre.

   1. Le gène gay : mythe ou réalité ?
En réalité, Dean Hamer
est loin d'avoir découvert
un "gène gay"…

  
Le scientifique Dean Hamer et ses collègues du National Institutes of Health ont fait sensation il y a quelques années avec un rapport suggérant une contribution génétique à l'homosexualité. Ils ne prétendaient pas que la génétique était la seule cause, mais ils suggéraient un lien entre une région du chromosome X (Xq28) et la tendance sexuelle, en se basant sur une étude de 40 familles dont chacune comprenait deux frères homosexuels. Les médias ont rapporté la chose de façon à faire croire à beaucoup de gens que le groupe Hamer avait trouvé un « gène gay », ou qu'on le trouverait bientôt. Mais Hamer indique clairement dans son livre The Science of Desire que son hypothèse centrale était simplement que la région Xq28 « joue un rôle dans environ 5 à 30% des hommes homosexuels. »

   D'autres scientifiques ont contesté cette conclusion, même limitée. Le Dr Jeffrey Satinover, un psychiatre, critique le travail de Hamer, en affirmant que la plupart de ces études ont à ce jour « beaucoup de défauts ». Satinover suggère qu'une contribution génétique peut fonctionner, mais d'une manière indirecte, comme un gène de grande hauteur peut fournir une bonne adaptation au jeu de basket, mais sans prédestiner quelqu'un à devenir nécessairement un joueur de basket-ball.

   Dans Homosexuality and the Politics of Truth, Satinover note que certains caractères innés résultent, au moins en partie, des influences intra-utérines sur l'enfant à naître. « Les hormones, les infections, l'exercice, la santé générale, l'ingestion de drogues licites ou illicites, et de nombreuses autres variables – écrit-il – influencent cet environnement. » Parfois, note-t-il, « les  signaux chimiques sont croisés », de sorte qu'un bébé qui est génétiquement masculin semble être une femme mais elle est stérile, ou bien un bébé a simultanément les deux caractéristiques sexuelles – mâle et femelle – et est un véritable hermaphrodite. Ces cas, bien que rares, suggèrent l'importance de considérer les influences intra-utérines.


   2. Une pathologie psychique ?

    Les théories psychologiques abondent. Jusqu'à ces dernières décennies, les psychiatres classaient l'homosexualité comme une « pathologie » ou une « névrose » et la considéraient
généralement comme un trouble du développement. Certains des efforts menés pour guérir la condition homosexuelle doivent être rangés dans la triste histoire des expérimentations médicales immorales : la chirurgie du cerveau, la thérapie d'aversion par électro-chocs et les techniques maladroites pour pousser les hommes homosexuels dans des rapports sexuels avec des femmes, y compris parfois le mariage. Les militants des "droits des gays", à la fin des années 1960, ont attiré l'attention du public sur quelques-unes de ces horribles histoires de mauvais traitements psychiatriques. Avec des démonstrations bruyantes et un lobbying persévérant, ces activistes ont poussé dur pour forcer l'American Psychiatric Association à retirer l'homosexualité de la liste des maladies mentales. Ils exigeaient, et l'American Psychological Association a emboîté le pas. Non content de ces victoires, certains activistes gay militent maintenant contre la thérapie recherchée par les homosexuels qui veulent changer leur tendance sexuelle. Les professionnels généreux qui tentent d'aider ces gens travaillent donc dans un climat d'hostilité qui a encore freiné la recherche et la publication.

   3. Le "détachement défensif"

   Une des plus anciennes théories psychologiques est encore bien valable : que l'enfant peut développer une disposition homosexuelle parce que le parent du même sexe a été distant, froid ou hostile. Elizabeth Moberly écrit que l'enfant a un besoin normal de l'amour du parent du même sexe et d'un attachement à ce parent. Quand l'amour et l'attachement sont manquants ou défectueux, l'enfant souffre émotionnellement et provoque un « détachement défensif » du parent du même sexe. Autrement dit, pour éviter une plus grande douleur émotionnelle, l'enfant rejette le parent et la masculinité (ou la féminité) dudit parent. Mais l'enfant a encore besoin de l'amour de même sexe qu'il aurait dû recevoir du parent en question et, plus tard, les tendances homosexuelles sont essentiellement un effort pour rattraper l'amour disparu.
Un des trois fondateurs de la National Association for Research and Therapy of Homosexuality (NARTH)
 Joseph Nicolosi, docteur en psychologie,
propose aux homosexuels une thérapie réparatrice

   Le psychologue Joseph Nicolosi, dont l'approche thérapeutique est fondée en partie sur les idées de Moberly, a déclaré à la conférence de Washington mentionnée ci-dessus que le comportement homosexuel est « une recherche du soi masculin perdu ». Dans Reparative Therapy of Male Homosexuality (Thérapie réparatrice de l'homosexualité masculine), Nicolosi décrit le  détachement défensif comme une « position de self-défense », dans lequel un garçon exprime sa colère en ignorant son père, en niant que ce père « ait une quelconque importance dans la famille » et «en conspirant avec sa mère dans l'opposition au père ». Quand ce garçon a à peu près entre cinq et douze ans, écrit Nicolosi, il est généralement craintif et méfiant envers les autres garçons de son âge ; il reste proche de sa mère et peut-être de sa grand-mère, ses tantes ou sœurs plus âgées. Il devient le garçon de la fenêtre de la cuisine, qui regarde ses pairs jouer agressivement et, à ce qui lui apparaît, dangereusement. Il est attiré par les autres garçons et, dans le même temps, effrayé par ce qu'ils font. Son détachement défensif l'isole émotionnellement des autres hommes, et de sa propre masculinité. Les femelles sont familières, tandis que les mâles sont mystérieux. Puis, quand les besoins sexuels commencent à chercher leur expression, au début de l'adolescence, il est compréhensible que la direction des intérêts sexuels d'un jeune homme sera de se détourner de ce qui est familier pour se tourner vers l'inaccessible. Nous n'avons pas d'attrait sexuel pour ce qui nous est familier. Nous sommes attirés par « l'autre-que moi ».

   Selon Nicolosi, le détachement défensif est généralement précédée par un effort infructueux du garçon pour gagner l'attention et l'amour de son père. Mais « ses pleurs, ses caprices, son comportement perturbateur » sont ignorés ou punis ; il apprend ainsi « qu'il n'a pas d'autre choix que de battre en retraite vers sa mère, emportant avec lui un sentiment de faiblesse, d'échec, de dépression et de victimisation ». De plus,  « ayant expérimenté que cette affirmation directe – au moins par rapport aux autres mâles – est inutile, il se perçoit comme passif et faible par rapport à ses pairs masculins. » Tout cela entraîne, selon Nicolosi, une grande ambivalence dans l'homosexuel mâle adulte : « Bien qu'il puisse avoir de l'amour pour les autres hommes, il est également hostile et méfiant à leur égard. Cette attitude ambivalente envers les hommes est frustrante et c'est une des explications du fréquent vagabondage sexuel dans les relations entre les hommes. »


    4. L'exclusion par les camarades

   Certains experts mettent davantage l'accent sur les relations pauvres avec les camarades de jeu dans la petite enfance. Le docteur Richard Fitzgibbons, un psychiatre qui a travaillé avec beaucoup d'homosexuels, estime que le manque de coordination main-œil et les faibles capacités athlétiques d'un petit garçon peuvent provoquer un tel rejet par ses pairs qu'elle peut conduire à l'homosexualité.  

Richard Fitzgibbons, a constaté une mauvaise coordination
main-œil chez beaucoup de ses patients homosexuels.
Ce handicap pourrait entraîner une marginalisation,
qui mènerait à l'homosexualité.
   « Beaucoup de gens réalisent mal – a déclaré Fitzgibbons dans une interview – à quel point il est important dans le développement de l'identité masculine d'être bon en sport. C'est essentiel dans cette culture. Cela ne devrait pas être, mais cela est. » Il croit que les garçons peuvent être rejetés par leurs pairs dès trois ou quatre ans s'ils ne sont pas bons dans les sports. Si un petit garçon n'a pas la capacité athlétique et est rejeté par les autres garçons, il peut jouer principalement avec des filles et peut adopter leurs manières de façon exagérée. D'autres garçons peuvent alors le rejettent encore plus définitivement comme «tapette» ou «pédé», de sorte qu'il reste avec les filles et devient convaincu qu'il est très différent des autres garçons – ce qu'il finit par être. Il peut également développer une profonde, mais peut-être inconsciente, colère contre les garçons qui l'ont tourmenté. Fitzgibbons dit que certains hommes avec ce fond voudraient tuer ceux qui les ont si mal traités.

   5. Les agressions sexuelles

   En racontant leur vie, de nombreux homosexuels mentionnent qu'ils ont été agressés par des membres masculins de la famille ou des inconnus quand ils étaient jeunes. Même si cela peut être terrifiant et repoussant au départ, cette agression peut aussi conduire à l'excitation sexuelle et à une habitude de comportement homosexuel. Elle les conduit souvent à se considérer eux-mêmes comme des homosexuels innés : des mâles n'auraient pas été attirés par eux et ne les auraient pas ainsi molestés, raisonnent-ils, s'ils étaient normaux. Des jeux sexuels entre adolescents peuvent avoir des résultats similaires. 


   6. Les encouragements de la société

   Le fait de s'abandonner régulièrement à des fantasmes homosexuels et à la masturbation approfondit souvent l'orientation homosexuelle. De nombreux thérapeutes sont alarmés par les efforts aujourd'hui organisés pour raconter aux adolescents ayant des tendances homosexuelles que «gay est bon» et que le comportement homosexuel est tout simplement une vie normale, même louable, une simple variation dans le comportement humain. Cela, pensent-ils, encourage à solidifier ce qui n'était au départ qu'une tendance ;  à établir une habitude ou une dépendance qui sera difficile à briser.

Et chez les filles ?

   Les voies d'accès au lesbianisme ne sont pas nécessairement les mêmes que celles qui mènent à l'homosexualité masculine. Moberly croit, cependant, que le détachement défensif de la mère joue un rôle majeur, et quelques études de cas appuient cette idée. Mais l'abus sexuel par un homme – un parent, les garçons du quartier, ou un inconnu – peut être un facteur plus important ; il  apparaît avec une régularité déprimante dans la littérature. De même, de mauvaises relations avec le père.

      Souvent, plusieurs facteurs négatifs se combinent pour produire l'état, tel que décrit par l'ex-lesbienne Jane Boyer : 
  J'ai été élevé par deux parents alcooliques. Mon père était un homme violent et rageur. J'ai développé une haine intense pour les hommes, et déterminé dans mon cœur que je ne laisserais jamais un homme s'approcher de moi ! J'ai aussi été agressée sexuellement dans son enfance – ce qui n'a fait que renforcer mes sentiments de haine. Parce que ma mère a été victime de la violence de mon père, je suis devenu son protecteur et gardien. « Maman,  me suis-je promis, je déteste que vous soyez faible, écrasée et impuissante. Je veux ne rien avoir à faire avec la féminité. » 

D'autres facteurs encore… 

    D'autres facteurs contribuant à l'homosexualité masculine ou féminine peuvent être : 

   •  Un père qui, ayant voulu, mais n'ayant pas réussi à obtenir un fils, traite sa fille comme un garçon.
   •  Une mère qui favorise une fille "plus féminine" par apport à celle qui est «garçon manqué» ou un père qui favorise un fils "plus masculin" sur celui qu'il perçoit comme trop sensible.
   • Une mère dont la protection excessive étouffe son fils, ou entre en concurrence avec le père.
   • La combinaison d'un père faible, qui ne tire pas son fils dans le monde des hommes et vers la masculinité, avec une mère dominatrice qui attire le fils dans son monde.
   • Le parent accro aux travaux ou à la télévision, qui est «trop occupé» pour passer du temps avec un enfant.
   • L'alcoolisme chez un ou les deux parents, surtout quand cela conduit à la négligence affective des enfants.
   • Les parents qui sont hostiles l'un à l'autre et se combattent sans cesse, de sorte que leurs enfants apprennent à craindre le mariage et les schémas hétérosexuels qui y conduisent. 

    En toute justice, il faut dire que les parents ne sont pas toujours en faute, ou peuvent n'être que très peu en faute. Parfois, le rejet du fils par son père est perçu plutôt que réel, par exemple, si le père travaille à l'étranger tandis que le fils est très faible, le petit garçon peut ne pas avoir de modèle masculin et être étouffé par des parents de sexe féminin. Parfois la simple malchance joue un rôle, réunissant plusieurs circonstances défavorables. Chacune, seule, n'aurait pas beaucoup compté, mais leur combinaison devient puissante. 

 Comment éviter ça ?

    Comment la condition homosexuelle peut-elle être évitée ?  
    Les parents pourraient étudier la liste ci-dessus pour voir comment une vie de famille malheureuse peut entraîner un un dysfonctionnement, - et faire le contraire. Positivement, les parents doivent accorder une attention spéciale à la façon dont chaque enfant est en relation avec le parent de même sexe. Un enfant est susceptible d'avoir un caractère sexuel normal lorsque les parents ont un mariage heureux et quand ils donnent beaucoup d'amour à tous leurs enfants, sans jamais privilégier un plutôt qu'un autre, mais en  reconnaissant et en encourageant les dons particuliers de chacun. Dans une grande famille, il est important d'éviter de négliger les enfants plus âgés au profit des plus jeunes, ou les plus gentils au profit des plus exigeants.
    
    1. Le père
Le père doit passer
du temps avec ses fils

    Le père doit passer du temps avec ses fils dans des  « choses de gars » comme le sport ou la réparation automobile. Un garçon qui a peur ou qui est maladroit dans le sport devrait recevoir une aide supplémentaire du père, qui doit louer chaque petit succès, sans chercher à en faire une vedette du sport. Un garçon qui n'a pas d'attrait pour le football ou le basket peut faire très bien dans les sports plus calmes comme le bowling, la pêche, le canoë-kayak, ou quoi que ce soit dans la ligne du scoutisme. Certains garçons – comme certains papas – peuvent ne jamais développer un grand intérêt pour le sport, mais il semble qu'un garçon doit s'y investir suffisamment pour parler et s'entendre avec les autres garçons.

   Quand un père est absent pour cause de décès ou de divorce, un oncle ou un frère beaucoup plus âgé peut intervenir comme une figure paternelle. Dans une interview, le père John Harvey, qui dirige les groupes de soutien Courage pour les catholiques qui luttent contre leurs tendances homosexuelles, a suggéré que cela ne devrait pas être laissé au hasard. En ce cas, il encourage la mère de l'enfant « à regarder autour, parmi ses frères et oncles, de façon à ce que ses fils aient un homme qui puisse les entraîner aux jeux et aux différentes choses que les garçons veulent faire à cet âge ». La mère, ajoute-t-il, « ne peut pas très bien le faire, vous savez. Elle est dans une position très difficile, étant à la fois père et mère ». Quand il n'y a pas d'autre mâle dans la famille, un programme de «mentor», comme « les Grands Frères » peut fournir un volontaire pour jouer ce rôle. La plupart des mentors, dit le père Harvey, font un travail magnifique. Malheureusement, l'insistance médiatique sur les abus sexuels d'enfants ont conduit beaucoup de gens à avoir peur d'accepter le rôle de mentor, parce qu'ils peuvent être soupçonné de pédophilie.

    2. La mère
     La mère doit passer du temps avec ses filles dans les boutiques de vêtements, décoration, cuisine, et autres. Mais la rigidité doit être évitée […]. Les parents ne devraient normalement pas s'inquiéter des intérêts "garçon manqué" des jeunes filles, car ils peuvent simplement indiquer une attraction pour s'amuser en plein air. Ne pas être obsédé par le mantra : « les filles ne peuvent pas ... Les filles ne font pas. » Bien sûr, il y a lieu de s'inquiéter si une fille est excessivement virile, mais cela est hautement improbable dans une famille heureuse où la mère est un bon modèle. Si la mère est absente pour cause de décès ou de divorce, le père devrait demander une parente plus âgée d'être un mentor pour ses filles.

    3. Éviter les blessures venant des camarades 

     Les bons parents sont préoccupés par les camarades de leurs enfants, et une préoccupation devrait être de s'assurer que chaque enfant a des amis du même sexe. Les parents ne devraient pas tolérer les railleries des camarades de jeu avec des injures comme « tapette », « pédé », etc. Non seulement ces injures sont cruelles, mais elles peuvent blesser si profondément que la victime ne se sente jamais acceptée par les autres enfants. Les sobriquets peuvent être des prophéties s'auto-accomplissant. Les parents doivent enseigner à leurs enfants à aider les autres enfants au lieu de se moquer d'eux.

    4. Éviter les agressions sexuelles

    Les parents peuvent également prévenir beaucoup de troubles en apprenant à leurs enfants la modestie dans l'habillement et l'expression, et en leur disant que personne ne devrait les toucher «d'une manière impie» - pour reprendre l'expression d'un ex-gay qui fut lui-même agressé dans son enfance. […] 

   En cas d'alerte ?

    1. Dans l'enfance

    Quand un enfant montre les premiers signes de confusion d'identité sexuelle, une intervention psychiatrique peut être nécessaire. Le professeur George Rekers, de l'Université de l'École de médecine de Caroline du Sud, a développé des méthodes de traitement pour aider les jeunes qui semblent être tentés par l'homosexualité, le travestissement ou le souhait d'un changement chirurgical de sexe. Rekers utilise la "thérapie par le jeu" dans laquelle un thérapeute et le père aident le petit garçon efféminé à acquérir des compétences sportives simples, comme lancer une balle. Ils peuvent aussi décourager les comportements efféminés en les ignorant ostensiblement, tandis qu'ils promeuvent le comportement masculin avec des éloges, des bonbons ou autres petits signes. 

   Les activistes homosexuels sont consternés par ce genre d'intervention, qu'ils considèrent comme la manipulation d'un enfant pour lui faire perdre sa naturelle orientation homosexuelle. Mais pour ceux qui doutent que cette orientation soit vraiment naturelle, la méthode Reker semble offrir de l'aide aux familles lorsque le problème apparaît à un âge précoce.  

   2. Durant l'adolescence

    Souvent, cependant, les signaux sont manqués jusqu'à ce que l'enfant devienne un adolescent.   Quand un adolescent s'approche de ses parents pour faire son "coming-out", les parents ont la tâche délicate de lui exprimer leur amour indéfectible pour sa personne, tout en le détournant des comportements homosexuels. Ils doivent expliquer que, contrairement à ce que l'enfant a peut-être entendu dire à l'école, à la télévision ou dans les journaux, une disposition homosexuelle n'est probablement pas innée ni obligatoirement destinée à durer toute la vie. Le père Harvey, conscient de la confusion sexuelle chez certains adolescents, suggère que l'adolescent dans cette situation soit évalué par un psychologue clinique pour voir si il ya vraiment une tendance homosexuelle.

Membres du mouvement américain Courage, fondé par le père Harvey.
Le mouvement Courage regroupe environ 1500 personnes
ayant des tendances homosexuelles et s'entraidant à garder la chasteté.
    Les groupes de soutien Courage du père Harvey sont présents dans 29 diocèses des États-Unis et se sont étendus à six pays à l'étranger. La plupart des participants sont des adultes, mais certains jeunes y prennent part. Le père Harvey a tenu une conférence pour les jeunes leaders catholiques en novembre 1998. Il espère que « chaque diocèse va commencer à prendre cette question au sérieux et organiser [sa] propre petite conférence à ce sujet et de trouver des moyens d'aider les adolescents à entrer dans des groupes de soutien spirituel et apprendre à être chaste. »
 

Peut-on vraiment changer d'orientation ?

   1. L'expérience du père Harvey

     Le père Harvey dit qu'il croyait à l'origine que les gens ne pouvaient pas sortir de leur condition homosexuelle. Mais il a changé d'avis, en partie parce que « deux des cinq premiers membres de Courage sont sortis de cet état, alors qu'ils ne cherchaient même pas à en sortir. » L'accent principal du mouvement Courage est d'aider ses membres à être chastes par la prière, les sacrements, la direction spirituelle saine et un programme en douze étapes calqué sur les Alcooliques anonymes.  

     Le père Harvey ne pense pas que les membres de Courage devraient se sentir obligés de demander un changement de l'orientation sexuelle elle-même. La thérapie n'est pas pas bon marché, après tout, et il n'y a aucune garantie qu'elle fonctionnera dans un cas donné. Mais il croit que ceux qui veulent obtenir un changement de tendance sexuelle devraient être encouragés à le faire. Lui et d'autres experts pensent que les adolescents ont une chance d'évolution supérieure à la moyenne. Il est donc crucial pour les familles d'être au courant des ressources disponibles, y compris les thérapeutes qui se spécialisent dans ce domaine.

     2. L'expérience du docteur Fitzgibbons
Dr Fitzgibbons :
importance de pardonner
pour être guéri de sa blessure

    Le Dr Fitzgibbons revendique un taux de récupération élevé chez les adolescents. Il travaille en particulier avec « ceux qui sont vraiment prêts à travailler et qui ne sont pas devenus accros sexuellement » Il met l'accent sur la guérison de la douleur émotionnelle dont ses patients ont souffert. « A mesure que la douleur émotionnelle est guérie », dit-il, les attirances homosexuelles habituellement « diminuent et disparaissent complètement ». Fitzgibbons insiste sur une approche spirituelle et encourage les patients à pardonner à ceux qui ont fait du tort dans le passé, y compris les camarades qui les ont raillés et rejetés. Il se rend compte, comme il le souligne dans une annexe au livre du père Harvey, The Truth about Homosexuality,  que, dans certains cas, « la personne a été blessée si profondément qu'elle ne peut pas pardonner : il faut alors demander à Dieu de pardonner ou de retirer sa colère. »  
   « Ce pardon spirituel – continue Fitzgibbons – est particulièrement efficace chez ceux qui ont été gravement humiliés par leurs pairs ou profondément trahis par un parent, un frère, ou le conjoint, ou encore pour les victimes d'abus sexuel. »
   Fitzgibbons encourage les catholiques à utiliser la prière et les sacrements. Ceux dont les pères humains ont échoué peuvent « développer leur relation avec Dieu le Père comme leur autre père aimant et attentionné, présent à chaque étape de la vie. Son amour diminue leur sentiment d'avoir été trompé et les aide à leur ressentiment envers leur père humain. » Il les encourage également à prendre conscience de « Jésus comme un meilleur ami et frère », et de « Marie comme une autre mère aimante ».

     3. L'expérience du docteur Nicolosi

     Nicolosi utilise la thérapie réparatrice pour aider les homosexuels qui veulent changer. En utilisant la perspicacité de Moberly sur le détachement défensif du parent du même sexe, il essaie de réparer la cassure en aidant le patient de récupérer son identité masculine perdue. À cette fin, il est essentiel, selon lui, pour un homme de développer des amitiés non sexuelles avec d'autres hommes, qui « démystifient » les autres mâles et aident le patient à reprendre le processus – interrompu quand il était un enfant – d'identification masculine. Nicolosi n'est certainement pas un thérapeute distant, dans la tradition classique. Car, écrit-il, « c'est précisément ce que le patient homosexuel ne peut pas tolérer. Il a été blessé par un un père trop distant, et il désire maintenant et demande un contact personnel authentique. » C'est ce qu'il reçoit de Nicolosi, qui donne souvent des conseils pratiques sur le développement de l'identité masculine et la confiance en soi. 

   Quand Nicolosi a commencé à travailler dans ce domaine, la plupart de ses clients atteignaient la fin de la vingtaine d'années, ou le début de la trentaine , explique-t-il dans une interview, « mais maintenant ils viennent plus jeunes …  et j'en ai eu dès l'âge de 12 ans ». Il croit que la thérapie réparatrice peut fonctionner pour les adolescents, mais seulement lorsque « l'adolescent lui-même est motivé ». Alors que ses écrits professionnels décrivent son approche en termes profanes, Nicolosi croit que la foi religieuse « favorise la thérapie ».

    Le père Harvey conseille aux parents de parler tranquillement avec leur adolescent, en évitant les mots durs et blessants et leur fournissant des informations et de l'espoir. Il exhorte : « Tournez-vous vers le Seigneur dans votre impuissance, confiant à votre enfant (quel que soit son âge) à la garde du Seigneur. » Il suggère également que les parents contacter le groupe EnCourage le plus proche (un groupe de soutien pour la famille et les amis) et promet :  « Vous profiterez spirituellement et affectivement de cette rencontre. » Si une évaluation psychologique indique que l'adolescent a une tendance homosexuelle, il devrait être encouragé à essayer une thérapie ou à se joindre à un groupe de soutien de Courage. Les parents peuvent participer à la thérapie en passant en revue les problèmes familiaux qui ont pu y contribuer, et s'apercevront peut-être qu'ils doivent demander pardon pour des négligences ou des abus.

   4. Pour les femmes

   La plupart des écrits sur la culture de la condition homosexuelle traitent des hommes. Le père Harvey, toutefois, consacre un chapitre aux femmes dans son récent livre, et il recommande le livre Out of Egypt de Jeanette Howard. Cet ouvrage d'une ex-lesbienne semble être écrit dans une perspective protestante évangélique. Il offre des suggestions utiles pour surmonter la dépendance affective et la solitude, et sur le développement de saines amitiés entre femmes.


 Quels résultats ?

   Le succès d'un accompagnement ou d'une thérapie, c'est une forte réduction des sentiments homosexuels. Beaucoup de gens remarquent que, tandis que leurs sentiments homosexuels vont en diminuant, ils commencent à être attirés par les personnes du sexe opposé. Certains, finalement, se marient et ont des enfants. Ceux qui ont fait des vœux religieux sont beaucoup moins troublés par les tentations homosexuelles et sont capables de garder leur vœu de célibat pour la première fois depuis des années. Cela ne veut pas dire qu'ils n'auront plus jamais des sentiments ou des attirances homosexuelles, mais, le temps passant, ils seront de plus en plus éphémères et faciles à gérer, comme les gens qui ont arrêté de fumer ou de boire pendant des années peuvent éprouver une tentation occasionnelle, mais facile à surmonter.

   Le « mouvement des droits des gays», bien sûr, résiste à l'idée d'essayer de surmonter l'homosexualité. « Qu'est-ce que surmonter ? » demandent-ils. Si on leur demande à leur tour une explication de la façon dont une disposition homosexuelle se développe, ils affirment généralement un déterminisme physique, fondé sur le souvenir qu'ont un grand nombre d'homosexuels de s'être « ressentis différents » depuis l'enfance. Certains, surtout ceux qui ont un fond religieux, ont essayé pendant des années – hélas, avec peu d'aide – de résister aux tentations homosexuelles et finalement ont abandonné cet effort comme désespéré. D'autres ont essayé la thérapie avec des professionnels incompétents et l'ont trouvée inutile. Beaucoup sont profondément dépendants sexuellement, et certains sont toxicomanes ou alcooliques. D'autres enfin se sont tellement engagés dans le «mouvement gay» que leur vie sociale, leur travail bénévole, même leurs emplois, y sont entièrement liés.
   […]

    La méthode de Gerard van den Aardweg
Le docteur Gerard van den Aardweg, psychiatre,
exerce depuis 1963 en Hollande.
Son guide pour une auto-thérapie de l'homosexualité
est efficace, mais difficile à utiliser sans aide.

   Des amis peuvent aider une personne aux prises avec une condition homosexuelle en restant des amis, en fournissant des encouragements, et peut-être même servir de guide ou d'entraîneur lorsque la personne ne peut pas trouver – ou payer – un bon thérapeute. Le psychologue néerlandais Gerard van den Aardweg, dans The Battle for Normality, suggère un programme de self-therapy pour les homosexuels à l'aide d'un entraîneur. Le programme van den Aardweg «a bien fonctionné avec certaines personnes » dit Fr. Harvey, mais il a ajouté que beaucoup d'eux « n'auraient pas pu le suivre sans un thérapeute professionnel ». Il a également noté que le livre de van den Aardweg est plus efficace pour les hommes que pour les femmes. 


    En pratique

   Qu'implique, pour l'Église catholique,  cette volonté de surmonter l'homosexualité ? Ceux qui contestent l'enseignement de l'Église contre le comportement homosexuel s'appuient fortement sur l'idée qu'une disposition homosexuelle est une question de biologie, plutôt que de psychologie, et qu'elle ne peut pas être changée. S'ils se sont trompés à ce sujet, alors ils ont tort sur beaucoup d'autres choses qui se rapporte à l'homosexualité. […]    

    Les partisans de l'enseignement de l'Église pourrait concéder que certains catholiques ont manqué de compassion et de charité pour les personnes aux prises avec la condition homosexuelle. Ils pourraient également concéder qu'une relation homosexuelle qui est exclusive et fidèle n'est pas précisément meilleure, mais, au moins, moins destructrice qu'un changement quotidien de partenaire. Le vagabondage sexuel traite les autres comme de simples objets, comme des choses, il  implique également un grand risque de leur donner une sérieuse, voire mortelle maladie.

    Les dissidents n'admettent souvent que le vagabondage est mauvais que pour mieux offrir le « mariage » homosexuel comme une alternative. Ils devraient étudier les cas dans lesquels deux membres d'un couple homosexuel ont conclu que leur relation n'était pas conforme à la volonté de Dieu et y ont mis fin.  
   « Aucune de nous deux ne savait de la conversion de l'autre – raconte l' ex-lesbienne Jeanette Howard – jusqu'à ce que nous nous surprenions mutuellement en train de lire la Bible. Des changements commencèrent au plus profond de chacun de nous. » 
     Elle poursuit : 
  « Plus que tout, je voulais plaire à Dieu. Comme je progressais, deux choses se sont produites. Tout d'abord, le Seigneur a commencé une division divine entre mon amante et moi. Finalement, nous nous sommes arrêtées de dormir ensemble. Deuxièmement, le Saint-Esprit m'a rapidement convaincu de mon devoir d'honorer mes parents comme l'Épitre aux Éphésiens (6, 2-3) le commande. Aussi, je savais que si je ne pardonnais pas à mes parents, surtout à papa, je serais coincée à jamais dans l'amertume et de la haine (voir l'Évangile de Marc 11, 25). »
   Elle avait beaucoup à pardonner, y compris les abus sexuels commis par son père, mais elle a réussi à le faire. C'est le genre de croissance spirituelle difficile mais enrichissante qui a besoin d'encouragement. 

  Et la politique ?

   L'homosexualité peut atteindre un point d'addiction, mais cela arrive rarement sans un comportement volontaire (entretien de fantasmes homosexuels, masturbation, relations sexuelles avec une personne du même sexe). Donc la vraie compassion pour les personnes ayant des tentations homosexuelles fera leur conseiller d'éviter les endroits et les situations susceptibles de les conduire à un comportement homosexuel et, finalement, à la dépendance. Ces occasions prochaines de péché, pour reprendre la traditionnelle terminologie catholique, comprennent les bars « gay », les librairies adultes et les films pornographiques ou salaces. 

   La question des décisions politiques concernant le comportement homosexuel est difficile sur de nombreux points. Si les thérapeutes susnommés ont raison, une disposition homosexuelle est en effet un sérieux désordre, mais qui peut être surmonté par de nombreuses personnes et probablement d'autant plus que l'intervention est précoce. Donc dans la mesure où la politique encourage une disposition homosexuelle, cette politique nuit à ceux qui ont cette tendance. Cela devrait être le premier point à mettre en avant dans le débat public. Cela suscitera, bien sûr, de violents débats entre les psychiatres, mais ce sera déjà éclairer le public que de lui faire savoir que ce débat existe entre les professionnels. De toute évidence, les décisions politiques encourageant le comportement homosexuel nuisent aussi aux jeunes qui pourraient prendre une autre voie. La compassion pour ceux qui ont le sida est vide si nous n'avons pas de compassion pour les jeunes qui attraperont le sida s'ils ne sont pas découragés des comportements à risque.

   La critique des décisions politiques favorisant les comportements homosexuels ne devrait pas s'exprimer seulement en termes religieux. Il y a d'importants arguments philosophiques, psychologiques et historiques à faire valoir. Il faut d'ailleurs remarquer que les politiques et les programmes publics encouragent souvent aussi la mauvaise conduite des hétérosexuels. C'est le cas de nombreux programmes d'éducation sexuelle, du financement public du contrôle des naissances, et des lois obligeant à louer des logements aux couples non mariés. Il faut aussi mettre en cause ces politiques.

   Enfin, il est temps de se demander : Est-ce que la révolution sexuelle – et pas seulement le comportement homosexuel, mais aussi l'hétérosexualité lorsqu'elle devient libertine et stérile – contribue réellement au bonheur ? Ou à l'anxiété, au mécontentement, à la dépression et même à la mort prématurée ?

   Extraits d'un article de Mary MeehanThe Homosexual Condition : Can It Be Changed ? Prevented ? ») sur le site Catholic News Agency. Traduction de Michel M. (aidé de Google !). Lien d'origine : http://www.catholicnewsagency.com/resources/life-and-family/homosexuality/the-homosexual-condition-can-it-be-changed-prevented/ 


NB - Pour la suite de cette enquête sur l'homosexualité, voir ici :
Homosexualité, névrose, puritanisme et réflexes conditionnés (d'après le Dr Stocker).

Pour revenir sur la première partie, c'est ici :
L'homosexualité : blessure affective ?

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