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lundi 6 mai 2013

La communauté gay, fausse amie des homos

   Le faux ami ? C'est celui qui ne vous aime pas pour vous-même (pour vous aider, vous, à atteindre votre bien à vous), mais au contraire pour profiter de votre argent, de vos services ou de votre personne. 

   Usant et abusant de la flatterie tant que vous l'intéressez, le faux ami vous jette ensuite comme un citron pressé, dès qu'il n'a plus besoin de vous.

   Et si le chien est, dit-on, le meilleur ami de l'homme, le meilleur faux ami de l'homo est incontestablement la prétendue « communauté gay » !

   J'ai déjà publié, il y a dix jours, un témoignage dévastateur sur cette communauté gay, profiteuse et manipulatrice (« Le communautarisme gay expliqué par un homo »). La seule réponse qu'on a trouvé à lui faire, c'est qu'il était visiblement écrit par un militant de droite.  Comme si cela suffisait à l'écarter, sans  répondre à aucun de ses arguments : drôle de procédé !

   Mais admettons. Admettons un instant que, pour une raison qui nous échappe, les homosexuels qui votent Marine Le Pen ou Nicolas Sarkozy soient interdits de parole. Et donnons la parole à un témoin n'ayant aucun rapport ni avec l'une ni avec l'autre, ni même avec la France : un étudiant d'origine musulmane résidant au Québec.

   Il est étudiant, il se nomme Fadi Mohamedieh, et il intervient dans un journal canadien, sous un chapeau déjà provocateur : « La communauté gay lutte pour la tolérance... mais est intolérante envers ses propres membres ».

   [Deux précisions avant de citer : 
   1. — D'abord, les Canadiens français, pour éviter l'anglicisme "gay", le francisent en "gai et "gaie". Comme nous sommes en France, où cet usage discutable n'a pas pris, et que l'adjectif bien français "gai-gaie" mérite d'être préservé de toute contagion "gay", j'ai remplacé systématiquement par "gay".
   2. — Pour le reste, même si je ne prends pas à mon compte tous les propos de Fadi, je les cite intégralement, par honnêteté.  Je me contente de souligner en gras ce qui m'intéresse davantage. ]

   Voici donc : 

   Chère communauté gay, si vous ne le saviez toujours pas, je suis gay. C'est avec difficulté, comme bien d'entre vous, que j'ai accepté cette réalité, si amère dans mon plus jeune âge. Au moins, pour me faire sentir moins seul, il y avait la « communauté gay » pour m'accueillir. Enfin, c'est ce que je croyais.
   J'ai immédiatement réalisé qu'être différent, au sein d'une communauté déjà à la marge, est à proscrire. Qui aurait cru qu'une communauté luttant pour la tolérance soit, en fait, une des plus intolérantes et fermées concernant ses propres membres ? Les étiquettes et moules pleuvent en quantité industrielle.
    N'ayez surtout pas le malheur d'être quelque peu «efféminé» en tant qu'homme, les foudres de certains homosexuels sur vous seront effroyables. Il vous faut être masculin et viril – en fait, je n'ai rarement été témoin d'un tel machisme, aussi surprenant que cela peut paraître. La culture de la virilité, du muscle, du masculin. La même réalité prévaut pour les lesbiennes – le plus féminin vous serez, le mieux vous vous en tirerez.

    Ils ne veulent pas être « étiquetés » comme homosexuels, pourtant ils sont eux-mêmes des étiqueteurs hors pair. En bref, plus vous aurez l'air hétérosexuel, ou devrais-je dire le moins vous aurez l'air trop «homosexuel», le mieux la vie sera pour vous.    
   L'homophobie est plus près qu'on le croit - ouvrez les yeux.
   La répugnance de la différence ne s'arrête pas là. Malheur à vous si vous ne rentrez pas dans les canons de beauté de cette chère communauté gaie. Elle n'est pas grand fan de cuisine fine et raffinée. Elle préfère les fast-food et buffets all-you-can-eat - consommez rapidement et en grande quantité. Si vous pensez intégrer cette communauté, il vous faudra perdre vos kilos en trop, au risque de vous faire étiqueter comme bête de foire.
    De plus, n'ayez pas le malheur d'être d'origine différente. Bien souvent, vous entendrez certains arborer des listes d'ethnies n'ayant aucune chance auprès d'eux. Soyez caucasien, ou du moins ayez une apparence s'y rapprochant. C'est ce qui m'a sauvé. Ne confondez pas cette attitude avec du racisme, seulement des préférences très sélectives.
     Une communauté où vieillir est la pire malédiction de cette vie. Être homosexuel et avoir plus de 35 ans, c'est automatiquement être un pervers à la recherche de jeunes immatures à se mettre sous la dent.
    Une communauté où on vous demande si vous êtes « top ou bottom » avant même de vous demander votre nom. C'est ce qui importe, le reste est futile. Attention à votre ego, vous pourriez penser que vous n'êtes qu'une vulgaire marchandise.
   Au sein d'une communauté d'éternels adolescents hyper hormonaux, la règle est de collectionner les histoires d'un soir. On pourrait penser qu'après un certain âge, la maturité prendrait le dessus et ferait changer les comportements, mais hélas, vous avez tort. Le manque de respect des membres auprès de leurs pairs s'étend jusqu'à la chambre à coucher.
    Chez les homosexuels, on lutte pour le mariage, mais la majorité peine à enchaîner une relation stable de plus d'une année. Plus que quelques mois même.
    Une communauté où on cache notre manque de substance par des costumes extravagants, des paillettes, des perruques et des couleurs qui attrapent l'oeil. Le plus distrait de la personne elle-même vous serez, plus le subterfuge sera réussi.
    Devrions-nous réellement parader pour une dite fierté ? 
   D'un côté, il est absolument essentiel de ne jamais avoir honte de notre identité en tant que personne individuelle. Mais, d'un autre côté, jamais je ne paraderai pour la fierté de cette communauté dont j'ai gravement honte.
     La vraie question est de savoir si la communauté gay existe vraiment. Au sein de tout ce ramassis de n'importe quoi, il est légitime de se demander ce qui nous unit vraiment, mis à part notre orientation sexuelle. Peut-être le manque d'ouverture d'esprit.
    La xénophobie est subtile et seuls les plus avertis peuvent la déceler. Rien pour aider tous ces jeunes homosexuels en quête d'identité qui se tournent bien trop souvent vers le suicide pour répondre à leur mal de vivre. Si seulement il existait une communauté plus accueillante et chaleureuse pour les réconforter !
   Fin de citation…

   Voir aussi : Le communautarisme gay expliqué par un homo
                      Tract des Hommen à la Gay-Pride (2013)


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